Paris, 24 mai 2017

Jamais le souhait de transparence n’a été autant à l’honneur dans nos contrées européennes, même si on est en droit de se demander quel est le prix à payer pour ceux qui respectent ce beau principe.

Depuis le début de ce siècle, c’est la protection de l’épargnant et de l’investisseur qui a forcé son retour dans le monde de la finance. Et plus récemment, si 2015 et 2016 ont consacré la levée du secret bancaire et donc l’échange automatique d’informations fiscales, 2017 a lancé le compte à rebours de la transparence sur les coûts et frais pour les producteurs et les distributeurs appartenant au secteur de la gestion d'actifs, MiFIDII ou PRIIPS oblige.

Plus près de nous encore, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a mis en ligne le 22 mars dernier les déclarations de patrimoine des candidats aux élections présidentielles. Est-ce là des informations qui viennent impacter les intentions de vote des épargnants français ? Ont-ils remarqué, à l’instar de certains gestionnaires de patrimoine avisés, que ces mêmes candidats auraient bien besoin d’être conseillés pour optimiser leur patrimoine ? On ne peut que regretter le manque d’informations et donc de transparence quant à la vision que ces candidats peuvent avoir de notre industrie, sauf à se satisfaire des antiennes habituelles qui relèvent de la position idéologique de chacun d’eux vis-à-vis des banques et de la finance en général. 

Mais pour revenir à notre secteur, réjouissons-nous que bon nombre de ses acteurs se prêtent déjà au jeu des vérités et cherchent à « transparaître », qu’ils soient candidats aux Trophées Leaders de la Finance organisés par Leaders League et Décideurs Magazine ou aux Coupoles organisées par Distrib Invest, deux événements de place dont nous avons le privilège d’être membre du jury.


Isabelle GUYOT-SIONNEST et Patrick POIVRE
Directeurs associés
amGroup